
Christina a enlevé tous ses piercing et depuis peu celui du téton. A l'époque on lui en comptait un au clitoris, un au téton, un au labret et au nez, trois à l'oreille gauche et deux à l'oreille droite.
"Le piercing qui soulage
Lorsqu'elle était enfant, sa grand-mère menaça la mère de Christina de les jeter dehors si celle-ci se faisait percer les oreilles. La sentence semblait particulièrement injuste : à l'école, tout le monde avait les oreilles percées. Elle finit donc par faire de même, mais il est tout à fait possible que les réticences de sa grand-mère aient fait germer quelque part dans un coin de sa tête, l’idée que le piercing puisse être un rite d'édification intime au même titre que le symbole d'une très personnelle rébellion.
Tandis qu'elle était en tournée après la sortie de son premier album, elle devint en quelque sorte « accro ». « Quand j'allais mal, confie-t-elle, ou lorsque je déprimais - à cause d'un mec, entre autres -, j'allais me faire percer. C'était une vraie délivrance, la sensation d'être puissante, plus forte. Ca ne concernait personne d'autre que moi. »Christina se fit d'abord percer le téton : difficile, aujourd'hui, d'ignorer le contour de l'anneau sur son sein droit. Entre autres ornements sur la lèvre inférieure et sur la narine gauche, elle a aussi un piercing entre les jambes. « Je trouvais ça érotique, surtout à un endroit où la grande majorité n'oserait jamais se faire percer. J'entends dire des trucs genre « Tu vas voir, c'est génial pour prendre son pied » et tout ça, mais moi je trouve juste ça mignon. Comme une ponctuation. » Le bijou en question est orné de diamants. « Je ne connais même pas leur nombre exact, précise-t-elle. A cause de leur position. C'est un objet vraiment magnifique, particulièrement cher - je l'aime énormément. On m'en fait toujours beaucoup de compliments. » Je hausse les sourcils - à peine. « Ne vas pas te faire de fausses idées ! Couine-t-elle. Ca n'est que l'avis du gynéco et de l'esthéticienne. Elle ajoute : J'adore mes bijoux. Et ces petites marques de piqûres. »
Quand Aguilera a les cheveux relevés, on distingue, en travers de sa nuque, un nom tatoué à l'encre : XTINA - une sorte de surnom, de diminutif. « Pour certains, j'ai une double personnalité, affirme-t-elle. D'un côté, Christina, c'est le côté innocent : la gentille gamine, un peu enfantine. Xtina, c'est le mystère - le côté obscur de la force. » Quand on passe du temps avec elle, ces deux personnalités sont aussi visibles l'une que l'autre. Les farces pipi-caca du studio, les SMS échangés avec sa soeur (« Qu’est ce que tu fous grosse tache ? » « Une interview pour Rolling Stone - et toi, face de truie ? »). Voici quelques exemples de ce qu'est Christina, et cette Christina-là est encore très présente. Mais pour le moment, c'est Xtina qui tient le devant de la scène. « Xtina a fait son coming out, conclut Aguilera. Elle se montre enfin sous son vrai jour. »" [source : Rolling Stone no. 909, 2002]